Laissez venir à moi, les petits enfants
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Peut-on tirer sur un enfant soldat? excellente question. A ceci, je réponds: Oui ! D’abord, comme ils sont de plus petite taille que les adultes, ça coûte moins cher en munitions, quand on les farcis de plomb. Remarquez, Je n’aime pas tirer sur les enfants, ils tiennent pas en place et sont plus difficile à viser.
En tant que soldat, je n’ai jamais eu à gérer ce cas de conscience: peut-on tirer sur des enfants, des femmes, des vieillards ou des hommes désarmés ? pour ma part, c’est non. En revanche, lorsqu’un sujet, appartenant à une des 4 catégories précitée et porte une arme à feu, alors il est alors un combattant et doit être considéré comme tel. Des soldats engagés sur théâtre d’opérations tels qu’en Somalie (très instructif ) ou en côte d’ivoire, ont eu à gérer ce type de situation.
La seule variable d’ajustement est la létalité du tir, il vaut mieux blesser le gamin, que de le tuer, car un blessé mobilise toujours plus de soldats ennemis, qu’un mort. Bien sûr, on peut également aligner, les soldats qui tentent de mettre leurs blessés à l’abri. Avec un peu de pratique, on peut avoir un empilage d’ennemis neutralisés, pour des pertes minimes.
La conduite que l’on adopte, lorsque l’on est déployé sur un théâtre opérationnel extérieur, dépends pour beaucoup du type d’adversaire, auquel on est confronté. Un ennemi est considéré comme tel, jusqu’à ce qu’il ne soit plus en état de se battre, alors il devient un blessé auquel il faut porter assistance. Bon j’étoffe la situation, on découvre que dans le camp adverse, on maltraite ou on achève les blessés. Que faire alors? se montrer compréhensif? absoudre? “parce que sinon, on ne vaut pas mieux qu’eux…” j’aimerais que ce soit aussi simple.
Le code de la guerre s’est étoffé, au fur à à mesure des conflits entre occidentaux. Par exemple les brancardiers ne sont pas armés, je pense que c’est plutôt du à une question pratique, vous avez déjà essayé de porter une civière avec une seule main? Pour ma part, si je vois un gus habillé en infirmier de la croix rouge épauler un RPG et viser, je le flingue et sans hésiter une seconde.
C’est le propre, de ceux qui ne respectent, aucunes des règles de la convention de Genève, d’y faire appel lorsque cela peut leur être profitable. Par exemple, les hélicoptères d’évacuation sanitaire ou les ambulances, n’ont pas le droit d’être armés. Ils ne doivent servir qu’au transport et à l’évacuation des blessés, mais surtout, on n’a pas le droit de leur tirer dessus.
Au Vietnam, le Viet-cong canardait systématiquement les medevacs. A force, les équipages en ont eu assez de se faire arroser, ils ont équipé les UH-1D de mitrailleuses de sabord, afin de couvrir l’évacuation des blessés. Les Viet ont pris des photos, et se sont immédiatement plaints à la communauté internationale, que les américains violaient la convention de genève.
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Tout est bon pour gagner, enfin même pas gagner mais faire un maximum de dégâts. Stockage d’armement dans les lieux de culte, pas d’uniforme de combattant, ce qui permets de se fondre parmi les civils. Utilisation des enfants comme porte-flingue. Détournement de l’aide internationale au profit des dirigeants ou pour l’achat d’armement. C’est une formule qui marche terrible, certains pays du moyen-orient et d’Afrique la peaufinent depuis des années. Je suis par ailleurs toujours impressionné par la retenue dont font preuve les équipages de Tsahal, quand ils se font pilonner. Si c’était moi qui était dans la tourelle…
On ne joue pas aux chevaliers de la table ronde avec un ennemi, qui envoie ses gosses se faire trouer à sa place, misant par le fait sur la compassion du guerrier Judéo-Chrétien. “Messieurs les Anglais, tirez les premiers..” c’est un concept typiquement occidental, qui leur est complètement étranger. Il n’y a pas plusieurs façons de traiter avec les combattants qui ne respectent pas le code la guerre: il faut leur rentrer dans la gueule plein pot! et de façon à leur passer l’envie d’y revenir.
Certains peuples du continent Africain, pourtant évangélisés, en souvent fait preuve d’une barbarie, qui aurait fait rougir Attila, j’en veux pour exemple le Rwanda. Je ne comprends toujours pas comment les troupes de l’ O.N.U ont pu rester l’arme au pied, quant ça découpait à la machette à moins de 100 mètres. J’écrirais un billet sur le sujet un peu plus tard.
En écrivant toutes ces bêtises ça m’a remis en mémoire, une anecdote concernant le coiffeur attitré de mon régiment, il avait un fils de 5 ans qu’il amenait avec lui au quartier. Le gamin était entièrement habillé en parachutiste, avec treillis “léopard”, béret rouge et mini-rangers. Ce pauvre gosse, saluait tout militaire qu’il croisait, le plus affligeant, c’est que la plupart des collègues trouvaient ça mignon.
Peut-être que c’est plus facile d’embrigader un gamin qu’un adulte, c’est sans doute pour cela que mes parents m’ont envoyé au Prytanée militaire.

