Au paquet !
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Je suis de retour mes petits…
Bienvenue sur ce blog, on y parle de choses qui me sont familières : l’armée, l’informatique, le dessin (j’ai quelques aptitudes), le cinéma, et quelques autres choses. J’ai préféré attendre, que l’effet de mode se passe avant de me lancer dans l’aventure. En fait, c’est en repensant à un texte de St-Exupery, je ne me souviens plus de ce qu’il disait, mais il avait raison.
Je viens juste de poser mes valises ou plutôt mon paquetage, dans cet étrange univers. Jusqu’ici je n’étais qu’un spectateur, maintenant je suis passé de l’autre côté du miroir, ça me laisse une drôle de sensation, j’ai l’impression de parler tout seul. J’imagine que cela doit passer au bout de quelques temps, surtout si le lecteur laisse des commentaires. Je précise, que j’ai arrêté mes études assez tôt pour m’engager, aussi vous voudrez bien me pardonner mon style parfois maladroit. Les illustrations que je place en début de paragraphe sont des scans d’illustrations, que j’ai réalisé il y a de nombreuses années.
Le nom du blog, n’a pas été choisi au hasard, c’est ce que j’avais griffonné au stylo Bic à l’arrière de mon couvre-casque. J’ai servi quelques temps au sein de l’armée de terre, j’ai eu des expériences diverses et j’y ai parfois vu des choses à vous faire dresser les cheveux sur la tête. J’étais cependant loin d’imaginer, ce à quoi j’assiste depuis que le pays est « passé de l’ombre, à la lumière ».
En totale contradiction avec la mode actuelle, je n’ai pas honte d’être Français, j’ai eu la chance de grandir dans un milieu familial, où l’on ne passe pas son temps à glaviotter sur la nation. Dans une famille où le service armé est une constante, ma route semblait toute tracée. J’aurais aimé devenir un grand guerrier, aussi fameux que Roger Vandenberghe, Hélie de St-marc ou Jean Demozay… mais depuis la fin des guerres coloniales, il ne se passe plus grand-chose.
La vie de garnison en temps de paix est assez monotone, parfois agrémentée par, les tournantes outre-mer, les stages de spécialisations et les séances de préparation physique. Cela peut devenir démotivant, même au sein d’une unité parachutiste.
Ce qui aide à tenir le coup, c’est l’impression d’être utile, de pouvoir se dire qu’un jour on pourra défendre ce pays, de payer sa dette, je ne parle pas de celle laissée par des années de socialisme, mais de celle que je dois à ces français qui un jour ont eu à se battre, souvent malgré eux, et dont ont fait partie mon père, mes oncles, mes grand-pères et peut-être les vôtres.
Lors d’un interminable trajet SNCF, alors que l’on rentre chez soi à l’occasion d’une permission ou pendant une garde, aux heures où la plupart des civils dorment, on se prête à réfléchir sur l’utilité de son engagement. Plus particulièrement après avoir été confronté à des antimilitaristes et à leurs préjugés.
Pour eux l’armée est composée d’analphabètes, confits dans la bière, payés à ne rien faire et dont l’objectif majeur est de déclencher des guerres, au cours desquelles ils pourront assouvir leurs penchants, en massacrant des civils pacifiques et en torturant à tours de bras. Dit comme ça frôle la caricature, c’est pourtant, une synthèse des idées toutes faites, que j’ai pu recueillir au cours d’échanges avec des civils, tout au long de mon temps de service.
C’est peu de temps après la pitoyable campagne du Golfe, qui fut l’occasion pour moi de mesurer le fossé, qui sépare cette nation de ses forces armées. Je me suis rendu compte que j’avais perdu la vocation, la mentalité avait changé et je suis retourné à la vie civile, enfin je devrais dire au chômage.
J’étais un bon élément et je pouvais faire carrière, biffer les journées en attendant la retraite après 15 ans de services ? À 32 ans je serai devenu agent de sécurité ou convoyeur de fonds à mi-temps. J’avais trop de respect pour la vocation, pour n’être au final qu’un rat de plus dans cet immense fromage.
Il leur aura fallu quelques décennies, mais les politiciens incapables qui se sont succédé à la tête de l’état, ont réussi à transformer une nation où il faisait bon vivre, en pétaudière. Au lieu de traiter une maison ravagée par les termites socialistes, ils se sont contentés de repeindre les murs, mettant en pratique l’adage militaire : « Peinture sur merde = neuf «.
Je dois admettre que j’ai du mal à anticiper ce que l’avenir nous réserve, mais j’espère que c’est un conflit mondial.
